

Logement
La France connait actuellement, comme tout le monde le sait, une crise du logement, notamment en région parisienne, où les prix des loyers ont explosé et où il devient très difficile de trouver un logement. Il manque en France près de 500 000 logements dans notre pays, ce qui a eu pour effet une augmentation progressive des prix de l'immobilier.
Conscient des conséquences sur le pouvoir d'achat des Français, notre gouvernement a pris, au cours de cette première année de mandature, plusieurs mesures destinées à soulager les effets
de cette inflation immobilière. Parmi elles, il y a notamment :
- L'indexation des loyers sur les prix, et non plus sur le bâti, qui permet de limiter la hausse des loyers.
- La limitation du dépôt de garantie à un mois de loyer, pour permettre aux personnes aux revenus modestes de ne plus être bloquées pour la location d'un logement.
- La suppression programmée de la caution pour les locataires, en échange de la création d'un mécanisme de mutualisation des risques collectifs pour les propriétaires.
- Le lancement de la maison à 15 euros par jour, qui permet à des familles aux revenus modestes d'acquérir à un tarif social une maison.
- La déduction des intérêt d'emprunt, qui permet d'aider les familles à devenir propriétaires d'un logement, ce qui permet de soulager le logement social actuellement saturé.
- La mise en vente de 40 000 logements sociaux à leurs occupants chaque année, qui offre la possibilité à des locataires de devenir propriétaire du logement qu'ils habitent parfois depuis plusieurs décennies.
- La mise en place depuis le 1er Janvier du droit au logement opposable pour les personnes sans abri. Il va progressivement être étendu en 2008.
A cela s'ajoute que 554 000 permis de construire ont été délivrés en 2007, un chiffre record, et que 142 000 logements sociaux sont financés par l'Etat en 2008, soit trois fois plus qu'en 2000.
Toutes ces mesures permettront dans un premier temps de diminuer l'impact de la hausse des prix de l"immobilier en France et de permettre à chaque Français de se loger dans des conditions décentes.
Des efforts doivent toutefois être fait en matière de transport, afin de rapprocher Paris de la banlieue et de faciliter les transports de banlieue à banlieue.
Justice
En un an, la Justice française a été réformée comme jamais elle ne l'a été par le passé. Rachida Dati, sous l'autorité de François Fillon et de Nicolas Sarkozy a présenté, au cours de cette première année, plusieurs projets de loi visant à rendre la Justice plus ferme, plus efficace, et plus proche de nos concitoyens.
La réforme de la carte judiciaire a été menée avec succès, ce qui a permis de réduire les frais de fonctionnement de la Justice tout en la rendant plus efficace. Le repositionnement géographique des tribunaux a permis une meilleure proximité avec les Français. La lutte contre la récidive a également été renforcée, avec la loi créant des peines plancher pour les multirécidivistes, qui avaient jusque là l'habitude de passer au tribunal comme on rend visite à la famille, saluant au passage le juge devenu alors un "proche", en raison des nombreuses visites que l'on lui rend.
Actuellement la garde des Sceaux travaille à l'amélioration des conditions de vie dans les prisons, afin de les rendre plus humaines et en harmonie avec les valeurs de la France. La réforme de l'ordonnance de 1945 sur la délinquance des mineurs sera bientot à l'ordre du jour, elle aura pour but de mettre fin au sentiment d'impunité des mineurs, qui, en raison de leur age, savent qu'on fera tout pour leur éviter l'univers carcéral. Mais, comme l'a souvent dit le candidat Sarkozy "qu'est-ce que ca change que ceux qui ont brûlé Mama Galledou à 70% aient 17 ans et demi ou 18 ans ?!". Ces différentes mesures auront un effet disuasif sur les jeunes délinquants, qui sauront alors que leur jeune age ne leur donne pas le droit à tous les excès.
Depuis 2005 et les émeutes de Clichy Sous Bois, la question des banlieues et de l’égalité des chances est récurrente dans le débat politique français. Chacun y va de sa petite contribution
pour tenter de redresser une politique qui échoue depuis plus de vingt ans. On a finalement parlé, au terme des débats, d’un plan Marshall pour les banlieues, visant à résoudre définitivement la
question des quartiers difficiles.
Au risque de surprendre, nous ne croyons pas en un nouveau grand plan banlieues. Car ce dernier, comme ses prédécesseurs, aurait pour objectif de remédier aux problèmes des banlieues sans s’attaquer à leurs causes réelles. Les différents plans banlieues qui ont été mis en place sont comparables à des médicaments visant à soulager la douleur des malades sans pour autant attaquer la source de la maladie. Ainsi, toute politique « palliative » de même nature est vouée à l’échec, si elle n’est pas associée à une vraie action sur les causes des problèmes.
La principale solution se résume en deux mots : mixité sociale. En effet, lorsque l’on regarde de près la sociologie des banlieues dites difficiles, on constate que la mixité ( sociale,
ethnique…) est totalement absente. Les gens sont regroupés par catégories, sans aucune diversité. Le sentiment d’exclusion se trouve alors renforcé, les habitants ayant l’impression d’être des
individus de seconde zone relégués dans des quartiers en périphérie des villes.
Pourtant, c’est en « mélangeant » les populations que l’on pourra aboutir à un résultat global positif. Des essais ont été effectués dans certaines communes de France (Bergerac,
Courcouronnes), où l’on a envoyé des enfants des quartiers dits sensibles dans des écoles du centre ville, réputées plus huppées. Les résultats sont très positifs : les résultats des enfants
originaires de ces quartiers se sont considérablement améliorés, devenant équivalents à ceux des enfants habitant les quartiers plus aisés. Ainsi, la mixité sociale peut à elle seule, dans un
premier temps, améliorer la situation des quartiers dont il faut absolument briser la néfaste homogénéité sociale. Tant que l’on ne s’attaquera pas à ce problème de la mixité, on pourra
entreprendre toutes les mesures que l’on souhaite, mais la situation ne s’arrangera guère, car hélas les mêmes causes produisent les mêmes effets, et certes l’on pourra réduire dans une moindre
mesure ces effets, mais le problème demeurera posé.
La lutte contre les discriminations doit également être renforcée. Il n’est en effet pas normal que dans notre République, dont la devise contient les mots « Egalité » et « Fraternité », on
puisse refuser un logement ou un emploi à une personne en raison de ses origines ethniques ou sociales, de son adresse ou de son age. Certaines études ont montré qu’une personne ayant un nom à
consonance étrangère avait six fois moins de chance de décrocher un entretien d’embauche qu’une personne ayant un nom à consonance française (Source : Cergors – Observatoire des discriminations).
Ce ne sont pas les valeurs de la France. Ainsi, les mesures doivent être renforcées afin de garantir les mêmes chances pour tous les citoyens de notre pays sans distinction. Sans parler de
discrimination positive, on ne peut persister dans l’actuelle hypocrisie ambiante, et il faut prendre les mesures qui s’imposent au risque de voir s’aggraver cette fracture sociale.
Ceci étant, bien qu’il faille lutter contre les discriminations, il ne faut pas parallèlement plonger dans la constante victimisation des habitants des quartiers sensibles. On a en effet
trop souvent tendance à plaindre et à déplorer la situation des habitants des ZUS (Zones Urbaines Sensibles), les jugeant sans cesse défavorisés, victimes d’un système injuste… Certes ce constat
est vrai, les chances ne sont pas les mêmes selon que l’on vient d’un quartier sensible ou d’une zone résidentielle, selon que l’on est Français de souche ou d’origine étrangère… Mais à force de
répéter cela sans cesse, on finit hélas par convaincre les habitants des quartiers sensibles que tout effort serait vain, et ainsi faire naître un sentiment de faiblesse qui les poussera à tuer
dans l’œuf les ambitions qui pourraient naître chez eux.
Cela fut d'ailleurs mis en avant dans une note publiée par l’Institut Montaigne intitulée «L’entreprise et l’égalité positive», dans laquelle l'auteur Laurent Blivet démontre, en se basant
sur une expérience menée par un psychologue de Standford, que « l'existence de discrimination (ou la conviction qu'elles existent) rend rationnel, de la part des populations
discriminées, un faible investissement du capital 'humain' nécéssaire à la réussite professionnelle : diplômes, qualifications ou normes comportementales. A quoi bon investir en temps ou en
argent si cet effort n'a que peu de chance d'être récompensé dans le futur? ».
Ainsi, à force de répéter aux gens que leur condition est difficile, qu’ils ont, en raison de leurs origines (sociales ou ethniques), beaucoup plus de mal à s’en sortir, on finit par les «
persuader » que leurs chances de réussite sont infimes et qu’ils sont définitivement condamnés à être prisonniers de leur condition. On grave dans l’esprit de certains individus qu’ils n’ont pas
les mêmes possibilités que d’autres, et que par conséquent certaines portes doivent nécessairement leur être fermées.
Il faut regarder les jeunes de banlieues comme l’on regarde des jeunes de Neuilly, en leur proposant les mêmes objectifs et non des ambitions au rabais. On ne peut pas seulement parler de
l’accès aux cours de théâtre ou aux cours de danse pour les jeunes défavorisés (cf : Circulaire de Ségolène Royal, B.O numéro 8 du 24 Février 2000), il faut leur parler de classe prépas, d’école
de médecine, de facs de droits… Pas de concerts de hip hop et de brocantes de quartier. C’est en regardant un jeune de banlieue comme un jeune d’ailleurs (ce qui paraît évident à lire mais l’est
bien moins dans les faits) que l’on pourra susciter de grandes ambitions chez des jeunes que l’on a jusque là trop considéré comme étant « inadaptés ». Parmi nous, jeunes de banlieue, il y a de
formidables potentiels et il ne nous est pas permis de les gâcher.
L’amélioration de nos banlieues passe également par un renforcement de la
lutte contre la délinquance. Car, dans de nombreux cas, c’est la délinquance qui est responsable du mal être des habitants des quartiers populaires, qui sont les premières victimes des actes
commis par une minorité. Et l’on doit aussi combattre, dans les banlieues, l’idée que toute mesure visant à renforcer les sanctions contre la délinquance est une attaque contre les habitants des
quartiers sensibles. En effet à chaque fois que l’on fait voter des lois pénales ( récidive, délinquance des mineurs..), nous avons tendance à nous sentir visés par ces lois. Or elles sont
justement faites pour nous protéger, nous, premières victimes de la délinquance. Car ce n’est pas dans le 16ème Arrondissement que les voitures sont incendiées mais bel et bien chez nous ! Ce
sont les voitures des ouvriers qui sont brûlées lors des émeutes, et ce sont bien nos enfants qui se font rackettés à la sortie de leur école.
Par conséquent, considérons les lois de répression de la délinquance comme nous étant favorables et visant à nous protéger. Et une fois pour toutes, sortons du discours gauchiste de
compassion vis à vis des délinquants, adoptant la vision marxiste que ces voyous sont victimes de leur condition. On peut parfaitement être de condition modeste et être un citoyen exemplaire
(c’est d’ailleurs le cas pour la grande majorité d’entre nous), alors cessons de dire que ces jeunes n’ont pas le choix et qu’il faut les comprendre. C’est à cause de cette pollution
intellectuelle que la gauche est beaucoup plus laxiste en matière d’insécurité que nous le sommes, car elle se prend de pitié pour ceux qui n’hésitent pas à agresser autrui afin de lui prendre
son bien. La délinquance est inacceptable et injustifiable, et une grande sévérité doit être appliquée, bien que cela n’empêche pas en parallèle de lutter contre les causes de la délinquance.
En attendant la mixité sociale, qui mettra plusieurs années avant de se généraliser, plusieurs dispositions sont à prendre en vue d’améliorer l’actuelle condition des habitants des
quartiers difficiles. Le plan Espoir Banlieue de Fadela Amara va ainsi dans ce sens, avec des mesures visant l’accompagnement des jeunes dans leur recherche d’emploi et un suivi pendant les 6
mois suivant l’entrée dans l’entreprise, la création d’une banque de stages, le développement des transports… Par ces mesures on pourra diminuer les effets d’un manque de mixité et faciliter
l’accès à l’emploi et aux études pour les enfants des quartiers sensibles.
Au terme de cet article, voici quelques propositions pour les banlieues :
Augmenter les moyens financiers de l’ANRU afin de poursuivre, au delà de 2013, le désenclavement et la réhabilitation des quartiers sensibles.
Développer la mixité sociale par la répartition des logements sociaux sur tout le territoire communal et non plus les regrouper en périphérie des villes.
Augmenter le financement des associations de quartiers agissant pour l'orientation scolaire et l'aide à la recherche d'emploi des jeunes.
Créer un label « Diversité » pour les entreprises, récompensant celles ayant fait le choix de la diversité au sein de leur personnel ( diversité ethnique et sociale, intégration des seniors et des personnes handicapées, parité hommes femmes…). Ce label donnerait droit à des réductions fiscales pour les entreprises.
Généraliser dans les ZUS les cours de soutien scolaire gratuits dans les écoles, collèges et lycées.
Poursuivre et multiplier les partenariats entre les lycées des ZUS et les Grandes Ecoles et Universités, afin de garantir l’égalité des chances quant à l’accès aux études supérieures.
Réserver, dans les classes préparatoires aux grandes écoles, des places pour les élèves issus de ZUS.
Renforcer la lutte contre la délinquance des mineurs et éventuellement prononcer des sanctions contre les parents démissionnaires n’assumant pas leur rôle.
Mettre en place des contrats de réinsertion professionnelle, en partenariat avec les entreprises, pour les délinquants en fin de peine afin d’éviter la récidive.
Et rappellons nous le proverbe de Goethe : " Perte d'argent, perte légère ; perte d'honneur, grosse perte ; perte de courage, perte irréparable. "
N'hésitez pas à enrichir cette réflexion par vos contributions.
C'est officiel, Philippe Sarre, le nouveau maire socialiste de Colombes, a annoncé le désarmement des policiers municipaux de notre
commune. Cette mesure est extrêment surprenante, car il n'y a jamais eu d'incident impliquant les armes à feu dans notre ville, et jamais la possession d'armes par la Police Municipale n'a
suscité l'inquiétude des Colombiens. Cette mesure ne répondait à aucun besoin. On peut donc légitimement s'interroger sur les motivations de notre Maire à désavouer nos agents (et leur
travail) et à vouloir faire de cette mesure le symbole de son action sécuritaire. Certaines mauvaises langues (vraiment mauvaises) diront que Monsieur Sarre a voulu « remercier »
une partie de son électorat (peut être ceux qui se sont acharnés sur la voiture de Madame Goueta le soir de sa défaite), souvent en conflit avec les agents municipaux...
Au delà des motivations de monsieur le Maire, mesurons l'impact concret de cette mesure. Que pourront faire des policiers municipaux totalement désarmés s'ils se trouvent pris pour cible par des délinquants ou s'ils sont témoins d'une agression? Absolument rien. Ils pourront toutefois sortir leurs sifflets, et esperer que cela suffise à effrayer les agresseurs. En les désarmant on en fait des cibles faciles, et cela ne manque pas de susciter l'inquiétude chez les policiers municipaux eux-mêmes. Reprenons d'ailleurs les propos de Bernard Vellutini au journal Le Parisien. Le président de l'Union syndicale professionnelle des policiers municipaux, qui revendique une quinzaine d'adhérents au commissariat de Colombes, affirme que « Sur la question des armes à feu, le maire fait une grosse erreur. Je garde le souvenir de beaucoup de collègues non armés, qui effectuaient des opérations anodines et qui ne sont jamais rentrés chez eux... Je ne souhaite pas avoir un policier municipal au tapis pour des raisons politiques. ». Il sera donc difficile de susciter des vocations et des difficultés de recrutement seront donc à prévoir...
Mais au delà du fait que les policiers municipaux soient totalement désarmés et décrédibilisés, comment cette mesure sera perçue par les délinquants eux-mêmes? Ce geste d'affaiblissement de nos agents ne peut qu'être perçu, à tort ou à raison, que comme un immense drapeau vert brandit en direction de certains individus. Annoncer le désarmement de policiers revient à légitimer l'action de ceux que ces policiers sont censés interpeller et neutraliser. Donc l'effet ne pourra être que négatif et le sentiment d'impunité renforcé.
Et cette triste annonce n'est hélas pas la seule, elle fait partie d'une série de mesures visant à réduire les prérogatives des agents municipaux. Monsieur Sarre veut en effet redéfinir entièrement les missions de la Police Municipale, pour la cantonner à des missions de vérification du stationnement. Bernard Vellutini déclara également : « On recentre nos missions au ras des pâquerettes ». A cela s'ajoute que cela a été fait sans débat, sans concertation, et sans consultation des agents et des habitants (vive la démocratie participative). De la même manière, ses horaires seront remaniés, de sorte à ce qu'il y ait moins de patrouilles de nuit et plus de policiers en journée. On fera ainsi travailler les policiers pendant que dormiront les délinquants. Très astucieuse tactique finalement, au moins on est sûr que nos policiers désarmés ne rencontreront jamais leurs potentiels agresseurs. Bien vu Monsieur Sarre !
Et comme si cela ne suffisait pas, Philippe Sarre déclare que « Les policiers devront être exemplaires entre eux, au sein du poste de police et auprès des habitants ». Comprenons que ce sont les policiers municipaux qui font preuve d'incivilité et de non respect des règles républicaines... C'est le monde à l'envers !!!
Tout ceci ne peut que nous inquiéter et ne nous rassure guère sur l'orientation que prend la politique sécuritaire de Monsieur Sarre, qui semble plus que jamais déphasé des réalités de notre ville. Il nous reste hélas encore 6 ans à tenir.
Près
d'un an après les dernières législatives et la formation du deuxième gouvernement Fillon, nous proposons de revenir sur cette année extrêmement riche sur le plan politique, et sur les principales
réformes engagées par notre gouvernement. Nous vous proposons ainsi une série d'articles qui seront mis en ligne progressivement. Nous avons opté pour une présentation par
"thèmes". Tous les thèmes seront abordés, de l'emploi au pouvoir d'achat en passant par l'environnement et la réforme de l'Etat. N'hésitez pas à participer au débat.
Nous pouvons commencer ce bilan de fin de première année par les excellents chiffres du chômage, qui n'ont jamais été aussi bas depuis
1983. En effet, le nombre de demandeurs d'emploi ne cesse de diminuer en France ( le taux de chômage passe de 8.8 à 7.5 % de la population active en un an, selon l'INSEE ). Certes, la
démographie, notamment les départs en retraite de la génération du « Papy Boom », explique en partie ce phénonène, mais ce n'est pas la seule cause, car le nombre de création d 'emplois
est lui aussi en augmentation (+0.4% au premier trimestre 2008, ce qui se traduit par la création de 70700 postes, soit 1.6% de plus par rapport au premier trimestre 2007), chiffre qui
n'est pas lié à la démographie.
Alors on va nous objecter que ce n'est pas grâce à Sarkozy, qu'il n'y est pour rien. Par contre, si le chômage augmentait, alors
là on dirait que c'est de sa faute, que ses mesures sont inefficaces... L'élection de Nicolas Sarkozy et sa volonté de réhabiliter le travail dans notre pays ont, nous pensons, créé un choc de
confiance chez le patronnat. Les entreprises savent que nous ferons tout pour diminuer le coût du travail et rendre encore plus attractif notre territoire. Par conséquent, étant dans une période
de confiance, elles embauchent.
Nous devons donc poursuivre les réformes, aller encore plus loin, afin de consolider cette baisse et ainsi parvenir au plein emploi en France, qui est une des promesses de campagne du candidat Sarkozy.
Pouvoir d'achat
Abordons la délicate question du pouvoir d'achat. C'est la principale préoccupation des Français, et ce fut le sujet majeur de la
dernière campagne présidentielle. Lorsque l'on interroge nos concitoyens sur cette question, ils affirment que le chef de l'Etat n'a pas tenu ses engagements. Rappelons justement quelles étaient
ses propositions. Afin d'augmenter le pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy n'a fait aucune promesse démagogique ou irréalisable. Il a tout simplement déclaré que si les Français voulaient de
meilleurs revenus, il faudrait qu'ils travaillent plus. Sans faire de fausses promesses, sans mentir aux Français, il les a mis face à la réalité, et les Français l'ont accepté. Ainsi,
conformément à la promesse de campagne, la loi permettant la défiscalisation des heures supplémentaires et leur bonification a été votée en Juillet 2007 et est entrée en vigueur en Octobre
dernier. Après une difficile entrée en matière, les chiffres montrent une augmentation du nombre d'heures supplémentaires effectuées de près de 28%. C'est autant de pouvoir d'achat en plus pour
les Français. Non seulement nos concitoyens travaillent plus mais ils sont mieux payés, et ce qu'ils gagnent va directement dans leurs poches, puisqu'il n'y a ni impôt ni prélèvement sur ces
heures effectuées en plus.
Toujours en matière de pouvoir d'achat, les députés examinent actuellement la Loi de Modernisation de l'Economie, visant à renforcer
la concurrence entre les grandes surfaces en facilitant l'implantation de ces dernières là où un seul groupe avait le monopôle, ce qui aura pour effet à terme de faire baisser les
prix.
Alors effectivement en parallèle les prix des carburants, du pain, du lait augmentent. Mais, regardons les choses en face. Quand
Nicolas Sarkozy est arrivé à l'Elysée, le prix du baril de pétrole était de 60 dollars. Aujourd'hui, il frôle les 140 dollars. La France hélas n'est pas membre de l'Opep, et n'a donc pas de
contrôle sur les prix du pétrole. De la même manière, la hausse des prix des matières premières (blé, lait...) est un phénomène mondial sur laquelle, il faut le reconnaître, notre marge de
manoeuvre est très limitée.
Alors à Gauche bien sûr on s'agite, en essayant de faire des déçus de futurs électeurs en puissance. Mais, que propose t-elle? Hier
encore je voyais une affiche communiste dans Colombes, où l'on appelait le gouvernement à « baisser les prix ». Très démagogique. Va t-on, Madame Buffet, faire voter une loi fixant le
prix d'une boite de maïs ou d'un pack de lait? Soyons sérieux, arrêtons de nous servir de ces réels problèmes que rencontrent les Français pour faire de la pure démagogie politicienne. Les
socialistes, eux, nous appellent à baisser les taxes sur les carburants. Très bien, qu'ils donnent l'exemple alors, car 20 régions sur 22 sont dirigées par la Gauche, et les présidents de Région
peuvent faire baisser la TIPP (d'ailleurs Jean-Paul Huchon a fait le choix inverse de l'augmenter en Ile de France). Qu'ils appliquent eux-mêmes leurs propositions et ensuite ils pourront venir
nous donner des leçons !
Les réformes qui permettront de donner du pouvoir d'achat sont en cours d'adoption par le Parlement (LME) ou ont déjà été adoptées (Heures sup'). Progressivement les effets se feront ressentir, mais on ne peut pas voir pousser les fruits du jour au lendemain. Par conséquent, patience. Progressivement les effets commenceront à se faire sentir, ce qui profitera à l'ensemble de nos concitoyens.
Le journal Le Figaro
a publié aujourd'hui une longue interview de Michel Charasse, Sénateur PS, récemment exclu du Parti Socialiste. Cet élu y expose un constat très intéressant de l'actuel parti de gauche. Nous
tenons donc à vous le faire partager et à attirer votre attention sur certains passages, lesquels sont en italique. Bonne lecture !
LE FIGARO. Dans quel état d'esprit êtes-vous après votre exclusion du PS?
Michel CHARASSE. Très zen. Pour moi comme pour beaucoup de Français, il y a un certain temps que le niveau du PS ne dépasse pas celui des trottoirs municipaux, sujet sur lequel il faut
reconnaître que les socialistes sont très bons!
Qu'entendez-vous par un «certain temps» ?
Le PS s'est étiolé petit à petit jusqu'à la déchirure brutale de l'échec de Lionel Jospin, en 2002. C'est comme un bassin qui se vide: contrairement à ce qui se passait sous François Mitterrand,
nous ne parlons plus aux Français pour leur dire la vérité, mais pour distraire les médias sur des sujets secondaires, des questions de société qui n'intéressent le plus souvent que les
minorités.
Vous pensez au pacs?
Oui, mais pas seulement. Que disons-nous par exemple aux Français, depuis des années, sur l'avenir des retraites? Aujourd'hui comme en 2003, au moment de la loi Fillon, nous n'avançons aucune
proposition courageuse. Le gouvernement réforme tout seul, et nous ne savons que dire non. Avec, parfois, des propositions d'une démagogie effrénée: il se trouve encore des
élus PS pour faire croire à des pauvres gens que nous reviendrons à 37,5 ans de cotisation! Sur un sujet fondamental qui angoisse tant les Français, les socialistes se taisent parce que dire
la vérité en face, ce serait se mouiller sur la durée des cotisations, leur montant, éventuellement le niveau des retraites, sans parler de l'âge de départ! Vous les voyez, ces frileux, se
lancer là-dedans? Oh, ils ont été courageux sous Rocard et sous Jospin, pour faire le bilan objectif de la situation des retraites. Mais ils se sont bien gardés d'annoncer la moindre mesure! Au
fond d'elle-même, la direction du PS est ravie que la droite se tape le sale boulot. Lionel Jospin avait décidé de n'aborder le sujet qu'une fois élu, de peur, sans doute, que dire la vérité
lui fasse perdre les élections. Eh bien, l'absence de vérité a réglé l'affaire!
Est-ce aussi la raison de l'échec de Ségolène Royal?
Entre autres. Les Français n'ont jamais su ce qu'elle ferait sur les retraites! Elle s'est bien gardée d'y réfléchir, et surtout de faire des propositions. Il faut dire qu'un sujet de cette importance est difficile à aborder dans le cadre de réunions participatives Tupperware… Je suis frappé aussi par le
silence du PS sur la situation et sur l'avenir des finances publiques, sécurité sociale et budget de l'État. Le traité de Maastricht de 1992 nous impose de réduire nos déficits de 80 à 100
milliards d'euros d'ici à 2012. Il a été négocié par un président et un gouvernement socialistes, soutenu par une majorité socialiste et approuvé par référendum par les Français, appelés par le
PS à voter oui! Le gouvernement actuel s'attaque au problème dans la douleur et sous les lazzis des socialistes, mais que proposent-ils à la France pour appliquer «leur» traité et pour que notre
pays reste écouté et respecté en Europe?
Pourtant, le PS parle sans cesse des déficits…
Oui, tous les jours, sans doute pour faire sérieux et responsable. Mais quant aux solutions, c'est autre chose. Faut-il des impôts et/ou des cotisations sociales supplémentaires? Silence! Des
économies budgétaires et sur les dépenses sociales? Motus! Et quand on les pousse dans leurs retranchements, ils brandissent le paquet fiscal, qu'ils proposent d'abroger, ce qu'ils ne feront pas,
notamment sur les heures supplémentaires et les droits de succession. En ajoutant aussitôt qu'ils redistribueront les 15 milliards ainsi récupérés en pouvoir d'achat. 2012 attendra! En même
temps, ils refusent bec et ongles la moindre participation des patrimoines au financement de la dépendance. Autrement dit, ils trouvent tout à fait normal qu'un pauvre type, qui n'aura jamais
de maison ni d'appartement, paie des impôts pour permettre à un propriétaire de transmettre son bien à ses héritiers qui, peut-être, ne se sont jamais occupés de lui. C'est peut-être de la
justice socialiste, mais ce n'est pas de la justice sociale! Et je pourrais citer d'autres exemples: que propose le PS pour compenser la montée du prix de l'essence, si ce n'est de laisser le
pauvre Sarkozy ramer tout seul?
Le PS va encore vous accuser de sarkozysme…
Même exclu du PS, je reste socialiste. Je le suis depuis 46 ans, donc bien plus longtemps que beaucoup des adhérents actuels, et pas grâce à une carte à 20 balles! Je voudrais que ce parti, que
j'ai servi toute ma vie parce qu'à travers lui je voulais servir la France, sorte à son prochain congrès des propositions sérieuses et courageuses. Qu'il cesse de se demander s'il est libéral ou
pas, participatif ou pas… Aujourd'hui, quand on prononce le mot «partage» au PS, combien sortent leur revolver? Notre sociologie n'est plus celle du pays. François Mitterrand disait que,
pour gouverner la France, il faut aimer les Français. Le nombrilisme quotidien ne me paraît pas être la
forme d'amour que nos concitoyens attendent des socialistes.
Même si on pourra toujours objecter la rancoeur de Michel Charasse vis à vis du PS suite à son renvoi, réflechissons sur le fond de ses propos et observons à quel point, malheureusement,
ils se confirment....
Nous avons appris hier que les membres PS faisant partie de la commission Copé, qui travaille sur la réforme de la télévision publique, ont décidé de claquer la porte de ce groupe de travail pour protester contre le rejet par Nicolas Sarkozy de la proposition visant à augmenter la redevance télé pour financer l’audiovisuel public.
Les élus socialistes de cette commission insistent en effet pour que ce soit le contribuable qui paye davantage pour compenser la suppression de la publicité dans les chaînes publiques. En pleine crise du pouvoir d’achat, et après avoir longtemps critiqué l’action présidentielle pour sa supposée incompétence dans ce domaine, le PS et ses alliés optent pour alourdir le montant de la redevance qui s’élève déjà à près de 116 euros, somme déjà assez pesante pour les ménages les plus modestes. Les Français apprécieront. D’autant que d’autres pistes de financement existent, comme la taxation du chiffre d’affaire des opérateurs de téléphonie mobile ou des fournisseurs d’accès à Internet.
Rien de plus étonnant finalement nous dira t-on, quand on sait que les Socialistes, partout où ils sont aux commandes, à l’échelle régionale ou locale ( voir pour cela d’ailleurs le Livre Noir des Régions Socialistes), ont tendance à faire exploser la fiscalité et le montant des prélèvements pour nos concitoyens. A titre d’exemple rappelons que Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile de France, a fait augmenter la TIPP ( taxe intérieure sur les produits pétroliers) en 2006, et qu’aujourd’hui ses amis leaders du PS appellent (avec des larmes de crocodile) le gouvernement à, selon leurs termes, faire un geste pour les plus faibles. Ce même Jean-Paul Huchon vient par ailleurs d’annoncer la hausse du prix des titres de transport en IDF… On appréciera la logique des socialistes, qui devraient commencer par balayer devant leur porte.
Le refus du Président de la République d’augmenter la redevance est lié à sa volonté de ne pas handicaper davantage les Français par l’augmentation de la fiscalité, conscient que les hausses des prix du pétrole et des matières premières font suffisamment de ravages dans notre porte-feuilles.
Mais comment s’étonner d’une telle incohérence des propositions socialistes avec leur discours, lorsque l’on constate que celui ci est totalement dépourvu d’orientation, de fil directeur et de principes.
Le casting de la nouvelle star socialiste est d’ailleurs en cours afin de désigner le ou la futur(e) premier(e) secrétaire, dont on collera le visage sur les affiches, à défaut d'afficher un véritable projet et une réelle vision pour la France.
Les Jeunes Populaires de Colombes, les jeunes de l'UMP, vous souhaitent la bienvenue !
Si vous souhaitez entrer en contact avec notre équipe, vous pouvez nous écrire à l'adresse suivante : jeunespopcolombes@live.fr
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