National

Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /2008 18:52
 Près d'un an après les dernières législatives et la formation du deuxième gouvernement Fillon, nous proposons de revenir sur cette année extrêmement riche sur le plan politique, et sur les principales réformes engagées par notre gouvernement. Nous vous proposons ainsi une série d'articles qui seront mis en ligne progressivement. Nous avons opté pour une présentation par "thèmes". Tous les thèmes seront abordés, de l'emploi au pouvoir d'achat en passant par l'environnement et la réforme de l'Etat. N'hésitez pas à participer au débat.                                                                                                                                                                                        
Emploi

 Nous pouvons commencer ce bilan de fin de première année par les excellents chiffres du chômage, qui n'ont jamais été aussi bas depuis 1983. En effet, le nombre de demandeurs d'emploi ne cesse de diminuer en France ( le taux de chômage passe de 8.8 à 7.5 % de la population active en un an, selon l'INSEE ). Certes, la démographie, notamment les départs en retraite de la génération du « Papy Boom », explique en partie ce phénonène, mais ce n'est pas la seule cause, car le nombre de création d 'emplois est lui aussi en augmentation (+0.4% au premier trimestre 2008, ce qui se traduit par la création de 70700 postes, soit 1.6% de plus par rapport au premier trimestre 2007), chiffre qui n'est pas lié à la démographie.

 Alors on va nous objecter que ce n'est pas grâce à Sarkozy, qu'il n'y est pour rien. Par contre, si le chômage augmentait, alors là on dirait que c'est de sa faute, que ses mesures sont inefficaces... L'élection de Nicolas Sarkozy et sa volonté de réhabiliter le travail dans notre pays ont, nous pensons, créé un choc de confiance chez le patronnat. Les entreprises savent que nous ferons tout pour diminuer le coût du travail et rendre encore plus attractif notre territoire. Par conséquent, étant dans une période de confiance, elles embauchent.

 Nous devons donc poursuivre les réformes, aller encore plus loin, afin de consolider cette baisse et ainsi parvenir au plein emploi en France, qui est une des promesses de campagne du candidat Sarkozy.


Pouvoir d'achat

 Abordons la délicate question du pouvoir d'achat. C'est la principale préoccupation des Français, et ce fut le sujet majeur de la dernière campagne présidentielle. Lorsque l'on interroge nos concitoyens sur cette question, ils affirment que le chef de l'Etat n'a pas tenu ses engagements. Rappelons justement quelles étaient ses propositions. Afin d'augmenter le pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy n'a fait aucune promesse démagogique ou irréalisable. Il a tout simplement déclaré que si les Français voulaient de meilleurs revenus, il faudrait qu'ils travaillent plus. Sans faire de fausses promesses, sans mentir aux Français, il les a mis face à la réalité, et les Français l'ont accepté. Ainsi, conformément à la promesse de campagne, la loi permettant la défiscalisation des heures supplémentaires et leur bonification a été votée en Juillet 2007 et est entrée en vigueur en Octobre dernier. Après une difficile entrée en matière, les chiffres montrent une augmentation du nombre d'heures supplémentaires effectuées de près de 28%. C'est autant de pouvoir d'achat en plus pour les Français. Non seulement nos concitoyens travaillent plus mais ils sont mieux payés, et ce qu'ils gagnent va directement dans leurs poches, puisqu'il n'y a ni impôt ni prélèvement sur ces heures effectuées en plus.

 Toujours en matière de pouvoir d'achat, les députés examinent actuellement la Loi de Modernisation de l'Economie, visant à renforcer la concurrence entre les grandes surfaces en facilitant l'implantation de ces dernières là où un seul groupe avait le monopôle, ce qui aura pour effet à terme de faire baisser les prix.

 Alors effectivement en parallèle les prix des carburants, du pain, du lait augmentent. Mais, regardons les choses en face. Quand Nicolas Sarkozy est arrivé à l'Elysée, le prix du baril de pétrole était de 60 dollars. Aujourd'hui, il frôle les 140 dollars. La France hélas n'est pas membre de l'Opep, et n'a donc pas de contrôle sur les prix du pétrole. De la même manière, la hausse des prix des matières premières (blé, lait...) est un phénomène mondial sur laquelle, il faut le reconnaître, notre marge de manoeuvre est très limitée.

 Alors à Gauche bien sûr on s'agite, en essayant de faire des déçus de futurs électeurs en puissance. Mais, que propose t-elle? Hier encore je voyais une affiche communiste dans Colombes, où l'on appelait le gouvernement à « baisser les prix ». Très démagogique. Va t-on, Madame Buffet, faire voter une loi fixant le prix d'une boite de maïs ou d'un pack de lait? Soyons sérieux, arrêtons de nous servir de ces réels problèmes que rencontrent les Français pour faire de la pure démagogie politicienne. Les socialistes, eux, nous appellent à baisser les taxes sur les carburants. Très bien, qu'ils donnent l'exemple alors, car 20 régions sur 22 sont dirigées par la Gauche, et les présidents de Région peuvent faire baisser la TIPP (d'ailleurs Jean-Paul Huchon a fait le choix inverse de l'augmenter en Ile de France). Qu'ils appliquent eux-mêmes leurs propositions et ensuite ils pourront venir nous donner des leçons !

 Les réformes qui permettront de donner du pouvoir d'achat sont en cours d'adoption par le Parlement (LME) ou ont déjà été adoptées (Heures sup'). Progressivement les effets se feront ressentir, mais on ne peut pas voir pousser les fruits du jour au lendemain. Par conséquent, patience. Progressivement les effets commenceront à se faire sentir, ce qui profitera à l'ensemble de nos concitoyens.

 

Par Jeunes de Colombes - Publié dans : National
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    
Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /2008 20:43

 Le journal Le Figaro a publié aujourd'hui une longue interview de Michel Charasse, Sénateur PS, récemment exclu du Parti Socialiste. Cet élu y expose un constat très intéressant de l'actuel parti de gauche. Nous tenons donc à vous le faire partager et à attirer votre attention sur certains passages, lesquels sont en italique. Bonne lecture !

LE FIGARO. Dans quel état d'esprit êtes-vous après votre exclusion du PS?
Michel CHARASSE. Très zen. Pour moi comme pour beaucoup de Français, il y a un certain temps que le niveau du PS ne dépasse pas celui des trottoirs municipaux, sujet sur lequel il faut reconnaître que les socialistes sont très bons!

Qu'entendez-vous par un «certain temps» ?
Le PS s'est étiolé petit à petit jusqu'à la déchirure brutale de l'échec de Lionel Jospin, en 2002. C'est comme un bassin qui se vide: contrairement à ce qui se passait sous François Mitterrand, nous ne parlons plus aux Français pour leur dire la vérité, mais pour distraire les médias sur des sujets secondaires, des questions de société qui n'intéressent le plus souvent que les minorités.

Vous pensez au pacs?
Oui, mais pas seulement. Que disons-nous par exemple aux Français, depuis des années, sur l'avenir des retraites? Aujourd'hui comme en 2003, au moment de la loi Fillon, nous n'avançons aucune proposition courageuse. Le gouvernement réforme tout seul, et nous ne savons que dire non. Avec, parfois, des propositions d'une démagogie effrénée: il se trouve encore des élus PS pour faire croire à des pauvres gens que nous reviendrons à 37,5 ans de cotisation! Sur un sujet fondamental qui angoisse tant les Français, les socialistes se taisent parce que dire la vérité en face, ce serait se mouiller sur la durée des cotisations, leur montant, éventuellement le niveau des retraites, sans parler de l'âge de départ! Vous les voyez, ces frileux, se lancer là-dedans? Oh, ils ont été courageux sous Rocard et sous Jospin, pour faire le bilan objectif de la situation des retraites. Mais ils se sont bien gardés d'annoncer la moindre mesure! Au fond d'elle-même, la direction du PS est ravie que la droite se tape le sale boulot. Lionel Jospin avait décidé de n'aborder le sujet qu'une fois élu, de peur, sans doute, que dire la vérité lui fasse perdre les élections. Eh bien, l'absence de vérité a réglé l'affaire!

Est-ce aussi la raison de l'échec de Ségolène Royal?
Entre autres. Les Français n'ont jamais su ce qu'elle ferait sur les retraites! Elle s'est bien gardée d'y réfléchir, et surtout de faire des propositions. Il faut dire qu'un sujet de cette importance est difficile à aborder dans le cadre de réunions participatives Tupperware… Je suis frappé aussi par le silence du PS sur la situation et sur l'avenir des finances publiques, sécurité sociale et budget de l'État. Le traité de Maastricht de 1992 nous impose de réduire nos déficits de 80 à 100 milliards d'euros d'ici à 2012. Il a été négocié par un président et un gouvernement socialistes, soutenu par une majorité socialiste et approuvé par référendum par les Français, appelés par le PS à voter oui! Le gouvernement actuel s'attaque au problème dans la douleur et sous les lazzis des socialistes, mais que proposent-ils à la France pour appliquer «leur» traité et pour que notre pays reste écouté et respecté en Europe?

Pourtant, le PS parle sans cesse des déficits…
Oui, tous les jours, sans doute pour faire sérieux et responsable. Mais quant aux solutions, c'est autre chose. Faut-il des impôts et/ou des cotisations sociales supplémentaires? Silence! Des économies budgétaires et sur les dépenses sociales? Motus! Et quand on les pousse dans leurs retranchements, ils brandissent le paquet fiscal, qu'ils proposent d'abroger, ce qu'ils ne feront pas, notamment sur les heures supplémentaires et les droits de succession. En ajoutant aussitôt qu'ils redistribueront les 15 milliards ainsi récupérés en pouvoir d'achat. 2012 attendra! En même temps, ils refusent bec et ongles la moindre participation des patrimoines au financement de la dépendance. Autrement dit, ils trouvent tout à fait normal qu'un pauvre type, qui n'aura jamais de maison ni d'appartement, paie des impôts pour permettre à un propriétaire de transmettre son bien à ses héritiers qui, peut-être, ne se sont jamais occupés de lui. C'est peut-être de la justice socialiste, mais ce n'est pas de la justice sociale! Et je pourrais citer d'autres exemples: que propose le PS pour compenser la montée du prix de l'essence, si ce n'est de laisser le pauvre Sarkozy ramer tout seul?

Le PS va encore vous accuser de sarkozysme…
Même exclu du PS, je reste socialiste. Je le suis depuis 46 ans, donc bien plus longtemps que beaucoup des adhérents actuels, et pas grâce à une carte à 20 balles! Je voudrais que ce parti, que j'ai servi toute ma vie parce qu'à travers lui je voulais servir la France, sorte à son prochain congrès des propositions sérieuses et courageuses. Qu'il cesse de se demander s'il est libéral ou pas, participatif ou pas… Aujourd'hui, quand on prononce le mot «partage» au PS, combien sortent leur revolver? Notre sociologie n'est plus celle du pays. François Mitterrand disait que, pour gouverner la France, il faut aimer les Français.
Le nombrilisme quotidien ne me paraît pas être la forme d'amour que nos concitoyens attendent des socialistes.


 Même si on pourra toujours objecter la rancoeur de Michel Charasse vis à vis du PS suite à son renvoi, réflechissons sur le fond de ses propos et observons à quel point, malheureusement, ils se confirment....

Par Jeunes de Colombes - Publié dans : National
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    
Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /2008 11:22

Nous avons appris hier que les membres PS faisant partie de la commission Copé, qui travaille sur la réforme de la télévision publique, ont décidé de claquer la porte de ce groupe de travail pour protester contre le rejet par Nicolas Sarkozy de la proposition visant à  augmenter la redevance télé pour financer l’audiovisuel public.

 

 Les élus socialistes de cette commission insistent en effet pour que ce soit le contribuable qui paye davantage pour compenser la suppression de la publicité dans les chaînes publiques. En pleine crise du pouvoir d’achat, et après avoir longtemps critiqué l’action présidentielle pour sa supposée incompétence dans ce domaine, le PS et ses alliés optent pour alourdir le montant de la redevance qui s’élève déjà à près de 116 euros, somme déjà assez pesante pour les ménages les plus modestes. Les Français apprécieront. D’autant que d’autres pistes de financement existent, comme la taxation du chiffre d’affaire des opérateurs de téléphonie mobile ou des fournisseurs d’accès à Internet.

 

 Rien de plus étonnant finalement nous dira t-on, quand on sait que les Socialistes, partout où ils sont aux commandes, à l’échelle régionale ou locale ( voir pour cela d’ailleurs le Livre Noir des Régions Socialistes), ont tendance à faire exploser la fiscalité et le montant des prélèvements pour nos concitoyens. A titre d’exemple rappelons que Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile de France, a fait augmenter la TIPP ( taxe intérieure sur les produits pétroliers) en 2006, et qu’aujourd’hui ses amis leaders du PS appellent (avec des larmes de crocodile) le gouvernement à, selon leurs termes, faire un geste pour les plus faibles. Ce même Jean-Paul Huchon vient par ailleurs d’annoncer la hausse du prix des titres de transport en IDF… On appréciera la logique des socialistes, qui devraient commencer par balayer devant leur porte.

 

 Le refus du Président de la République d’augmenter la redevance est lié à sa volonté de ne pas handicaper davantage les Français par l’augmentation de la fiscalité, conscient que les hausses des prix du pétrole et des matières premières font suffisamment de ravages dans notre porte-feuilles.

 

 Mais comment s’étonner d’une telle incohérence des propositions socialistes avec leur discours, lorsque l’on constate que celui ci est totalement dépourvu d’orientation, de fil directeur et de principes.

 

 Le casting de la nouvelle star socialiste est d’ailleurs en cours afin de désigner le ou la futur(e) premier(e) secrétaire, dont on collera le visage sur les affiches, à défaut d'afficher un véritable projet et une réelle vision pour la France.

Par Jeunes de Colombes - Publié dans : National
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Partager    
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés