Près
d'un an après les dernières législatives et la formation du deuxième gouvernement Fillon, nous proposons de revenir sur cette année extrêmement riche sur le plan politique, et sur les principales
réformes engagées par notre gouvernement. Nous vous proposons ainsi une série d'articles qui seront mis en ligne progressivement. Nous avons opté pour une présentation par
"thèmes". Tous les thèmes seront abordés, de l'emploi au pouvoir d'achat en passant par l'environnement et la réforme de l'Etat. N'hésitez pas à participer au débat.
Emploi
Nous pouvons commencer ce bilan de fin de première année par les excellents chiffres du chômage, qui n'ont jamais été aussi bas depuis
1983. En effet, le nombre de demandeurs d'emploi ne cesse de diminuer en France ( le taux de chômage passe de 8.8 à 7.5 % de la population active en un an, selon l'INSEE ). Certes, la
démographie, notamment les départs en retraite de la génération du « Papy Boom », explique en partie ce phénonène, mais ce n'est pas la seule cause, car le nombre de création d 'emplois
est lui aussi en augmentation (+0.4% au premier trimestre 2008, ce qui se traduit par la création de 70700 postes, soit 1.6% de plus par rapport au premier trimestre 2007), chiffre qui
n'est pas lié à la démographie.
Alors on va nous objecter que ce n'est pas grâce à Sarkozy, qu'il n'y est pour rien. Par contre, si le chômage augmentait, alors
là on dirait que c'est de sa faute, que ses mesures sont inefficaces... L'élection de Nicolas Sarkozy et sa volonté de réhabiliter le travail dans notre pays ont, nous pensons, créé un choc de
confiance chez le patronnat. Les entreprises savent que nous ferons tout pour diminuer le coût du travail et rendre encore plus attractif notre territoire. Par conséquent, étant dans une période
de confiance, elles embauchent.
Nous devons donc poursuivre les réformes, aller encore plus loin, afin de consolider cette baisse et ainsi parvenir au plein emploi en France, qui est une des promesses de campagne du candidat Sarkozy.
Pouvoir d'achat
Abordons la délicate question du pouvoir d'achat. C'est la principale préoccupation des Français, et ce fut le sujet majeur de la
dernière campagne présidentielle. Lorsque l'on interroge nos concitoyens sur cette question, ils affirment que le chef de l'Etat n'a pas tenu ses engagements. Rappelons justement quelles étaient
ses propositions. Afin d'augmenter le pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy n'a fait aucune promesse démagogique ou irréalisable. Il a tout simplement déclaré que si les Français voulaient de
meilleurs revenus, il faudrait qu'ils travaillent plus. Sans faire de fausses promesses, sans mentir aux Français, il les a mis face à la réalité, et les Français l'ont accepté. Ainsi,
conformément à la promesse de campagne, la loi permettant la défiscalisation des heures supplémentaires et leur bonification a été votée en Juillet 2007 et est entrée en vigueur en Octobre
dernier. Après une difficile entrée en matière, les chiffres montrent une augmentation du nombre d'heures supplémentaires effectuées de près de 28%. C'est autant de pouvoir d'achat en plus pour
les Français. Non seulement nos concitoyens travaillent plus mais ils sont mieux payés, et ce qu'ils gagnent va directement dans leurs poches, puisqu'il n'y a ni impôt ni prélèvement sur ces
heures effectuées en plus.
Toujours en matière de pouvoir d'achat, les députés examinent actuellement la Loi de Modernisation de l'Economie, visant à renforcer
la concurrence entre les grandes surfaces en facilitant l'implantation de ces dernières là où un seul groupe avait le monopôle, ce qui aura pour effet à terme de faire baisser les
prix.
Alors effectivement en parallèle les prix des carburants, du pain, du lait augmentent. Mais, regardons les choses en face. Quand
Nicolas Sarkozy est arrivé à l'Elysée, le prix du baril de pétrole était de 60 dollars. Aujourd'hui, il frôle les 140 dollars. La France hélas n'est pas membre de l'Opep, et n'a donc pas de
contrôle sur les prix du pétrole. De la même manière, la hausse des prix des matières premières (blé, lait...) est un phénomène mondial sur laquelle, il faut le reconnaître, notre marge de
manoeuvre est très limitée.
Alors à Gauche bien sûr on s'agite, en essayant de faire des déçus de futurs électeurs en puissance. Mais, que propose t-elle? Hier
encore je voyais une affiche communiste dans Colombes, où l'on appelait le gouvernement à « baisser les prix ». Très démagogique. Va t-on, Madame Buffet, faire voter une loi fixant le
prix d'une boite de maïs ou d'un pack de lait? Soyons sérieux, arrêtons de nous servir de ces réels problèmes que rencontrent les Français pour faire de la pure démagogie politicienne. Les
socialistes, eux, nous appellent à baisser les taxes sur les carburants. Très bien, qu'ils donnent l'exemple alors, car 20 régions sur 22 sont dirigées par la Gauche, et les présidents de Région
peuvent faire baisser la TIPP (d'ailleurs Jean-Paul Huchon a fait le choix inverse de l'augmenter en Ile de France). Qu'ils appliquent eux-mêmes leurs propositions et ensuite ils pourront venir
nous donner des leçons !
Les réformes qui permettront de donner du pouvoir d'achat sont en cours d'adoption par le Parlement (LME) ou ont déjà été adoptées (Heures sup'). Progressivement les effets se feront ressentir, mais on ne peut pas voir pousser les fruits du jour au lendemain. Par conséquent, patience. Progressivement les effets commenceront à se faire sentir, ce qui profitera à l'ensemble de nos concitoyens.
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Le journal Le Figaro
a publié aujourd'hui une longue interview de Michel Charasse, Sénateur PS, récemment exclu du Parti Socialiste. Cet élu y expose un constat très intéressant de l'actuel parti de gauche. Nous
tenons donc à vous le faire partager et à attirer votre attention sur certains passages, lesquels sont en italique. Bonne lecture !
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