Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /2008 20:47

Nous vous proposons une série d'articles comparant la politique de la gauche et de la droite sur un grand nombre de thèmes. Nous aborderons les questions sociales, les questions d'éducation, de logement, d'emploi... Nous avons fractionné ces articles afin de les rendre plus courts. Ne vous étonnez donc pas s'ils vous paraissent incomplets, nous publierons la suite au fur et à mesure.




LA POLITIQUE SOCIALE (1/2)

   

 « La Gauche c'est pour les pauvres, la Droite c'est pour les riches ». Voilà un des principaux arguments des sympathisants de gauche que nous avons rencontré et avec qui nous avons eu à discuter. Slogan très concis et qui a le mérite de résumer en une seule ligne toute une idéologie. Donc, en réponse à cet argument foudroyant, nous proposons, dans un premier temps, d'analyser la politique sociale telle qu'elle a été mise en place par la gauche, tant à l'échelle nationale que locale, et voir si ce slogan est bel et bien représentatif de la réalité.


 Il est vrai que la gauche, socialistes en tête, a toujours tenu un discours de proximité avec les classes les plus populaires. Elle s'est toujours déclarée à l'écoute des plus faibles, sensible à leur détresse, et prête à tout faire pour améliorer leur condition. Elle dénonce le capitalisme, qui provoque et accentue les inégalités, et prône un partage des richesses. Cette politique, il est vrai, a produit beaucoup d'effets positifs sur les conditions de vie au sein de notre société. Un grand nombre d'avantages sociaux dont bénéficient beaucoup de Français ont été instaurés par la gauche lorsqu'elle était au pouvoir, tels que les congés payés, le remboursement à 50% de la Carte Orange, et diverses autres mesures en faveur des travailleurs.


 Cette politique, un temps positive puisqu'elle permettait, par une redistribution partielle des richesses, l'amélioration de la vie d'une importante partie de nos concitoyens, a eu un effet secondaire plus que désastreux. En effet, lorsqu'une personne est sans emploi elle bénéficie actuellement d'une panoplie d'aides qui, dans certains cas, lui permettent de vivre aussi bien, sinon mieux qu'un travailleur. En cumulant le RMI, les aides pour le logement, la CMU, la carte de transports gratuits (en Ile de France) et d'autres allocations (familiales, rentrée scolaire...), un sans emploi bénéficie d'une situation financière quasi semblable à celle d'un salarié rémunéré au Smic, situation qui pourrait même se dégrader s'il retrouvait une activité professionnelle.


 Cette accumulation des aides auxquelles peuvent prétendre ceux qui se trouvent en difficulté a eu pour regrettable effet de les plonger dans un état de passivité fatal : soutenus sans la moindre exigence de contrepartie par ce système social, il n'est en effet plus apparu, pour beaucoup, comme nécéssaire de devoir travailler pour s'en sortir, puisqu'il suffit de rester tranquillement à la maison et d'attendre que les virements soient effectués par les différents organismes sociaux. Ainsi, on peut voir des jeunes de 25, 26, 27 ans et même plus, potentiellement pleins d'énergie et de vitalité, totalement dépourvus de toute ambition, ne se levant exceptionellement tôt que pour voir si le RMI avait été versé, se contentant au quotidien de ces petits gestes de solidarité nationale.


 La politique d'entraide qui avait pour but de permettre à chacune et à chacun de nos concitoyens de vivre dans la dignité au sein de notre société a ainsi finalement contribué à maintenir dans un état d'assistanat un grand nombre d'habitants, notamment dans les quartiers les plus défavorisés, que l'on a rendu semblables à des malades vivant sous perfusion.


 Les socialistes ont dès lors pris l'habitude, dans chacun de leurs programmes politiques, d'incorporer un ensemble de mesures d'aides sociales, afin de conserver la confiance et le vote de ceux qui ne voient pas plus loin que les miettes qu'on leur lance. Ainsi par exemple, Ségolène Royal proposait pour les élections de 2007 d'augmenter l'allocation de rentrée scolaire...


 On répondra à cette critique du système social : « Mais sans ces aides, comment feraient ceux qui n'arrivent pas à s'en sortir et à trouver d'emploi? Ces aides sont nécessaires et permettent à beaucoup de vivre dans la dignité ». A cela nous répondons que nous ne fustigeons pas le principe des aides sociales. Ni nous ni personne d'autre. Elles sont utiles et même indispensables pour de nombreuses familles, qui, pour diverses raisons, ne peuvent subvenir elles-mêmes à leurs besoins. Mais le reproche que l'on peut faire à ce système, c'est qu'il a contribué à maintenir un grand nombre de nos concitoyens, notamment ceux dits « issus de l'immigration », dans une posture d'assistés, au lieu de leur proposer une véritable politique permettant l'ascencion sociale. Et cela fut remarquablement mis en avant par Rama Yade, à l'occasion de l'investiture de Nicolas Sarkozy comme candidat officiel de l'UMP en vue de la Présidentielle, en déclarant que la Gauche avait instauré « une République du guichet, en accordant aux enfants de l'immigration de la pitié plutôt que du respect ». Point de vue auquel nous adhérons totalement.

Par Jeunes Pop de Colombes - Publié dans : National
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Commentaires

Sans vouloir me faire le porte parôle du Modem, je pense que votre analyse serait plus complète si vous pouviez intégrer la vision des centristes( du centre, le modem, du centre droit, le N.C et du centre gauche, au fait ça éxiste encore?:-) Pour le reste, je pense que votre diagnostique n'est pas faux. Vous oubliez simplement de dire que la gauche partage cette idée que le travail doit être au coeur de la société. Du temps de Jospin, ils ont mis en place la "prime pour l'emploi" pour justement revaloriser le travail. Mais les excès que vous évoquez à propos de la logique d'assistanat ayant cours à gauche est réel. Mais la droite n'a pas su assumé ses idées libérales, c'est pourquoi aucun gouvernement de droite n'a osé supprimer le RMI ou la CMU. Pourtant, ces deux dispositifs sont contraires avec la doctrine libérale qui avait cours dans les esprits des leaders de droite juste avant le Krack boursier de l'automne. chez les entrepreneurs, chefs d'entreprise, un esprit philantropique. On a beaucoup critiquer le paternalisme de nos grands patrons( Schneider, Michelin ou Wendel).Mais intérêts économiques se conjuguaient avec social pour les ouvriers et leurs familles. D'ailleurs les familistères témoignent du soucis qu'avaient les patrons à l'égard des travailleurs. La France capitaliste du XIXèsiècle n'a pas attendu l'Etat providence pour voir émerger Le social est autant une préoccupation de la droite que de la gauche.
Commentaire n°1 posté par Ahmed Beribeche le 09/12/2008 à 21h30
Heu... Concernant le Modem je leur laisse le soin de preciser leurs opinions car j'ignore totalement les leur....
Commentaire n°2 posté par Jeunes UMP Colombes le 10/12/2008 à 09h11
Peut-être que ces différentes aides devraient être soumises à conditions. -Pour jeunes sans formation, l’octroi du RMI ne devra se faire que si en parallèle celui-ci s’engage sur une formation qualifiante -Pour les jeunes diplômés, pourquoi ne devraient-ils pas contribuer à dispenser par exemple des cours de soutien scolaire (travaux d’utilité) Autres réflexions, pourquoi de pas créer là ou le besoin se fait ressentir des antennes de réinsertion pour les jeunes en échec scolaire et pour les moins jeunes, les aider dans les démarches pour retrouver du travail . en quelque sorte des cercles d’actions sociales et solidaires !? De plus ils se sentiront moins seuls, non livrés à eux-mêmes et à terme le retour sur investissement sera positif et beaucoup plus valorisant pour l’individu.
Commentaire n°3 posté par rousse le 10/12/2008 à 13h58
Oui nous pensons qu'il faut "conditionner" la distribution des aides à l'exercice d'une activité (formation...). Il faut également renforcer les différents dispositifs de retour à l'emploi afin d'aider ceux qui ont des difficultés à trouver un travail
Commentaire n°4 posté par Jeunes UMP Colombes le 10/12/2008 à 19h41
L’aide sociale regroupe l'ensemble des prestations sociales versées aux personnes en situation de pauvreté ou d'extrême pauvreté. Elle a pour objectif de répondre aux besoins primordiaux des personnes et doit s’exercer dans des domaines principaux : l’aide sociale aux personnes âgées, aux personnes handicapées. On la distingue de l'action sociale, qui elle englobe l'aide sociale mais également les actions engagées pour sortir les personnes concernées de cette situation. Mais la gauche dans son ensemble préfère l'aide sociale à l'action sociale afin de conserver comme vous le dites la confiance et le vote des personnes tributaires . Que voulez-vous, de même que certains ne se construisent, ne s'alimentent qu'en cultivant la peur de l'autre, la haine de l'autre, la gauche ne s'alimente, elle, que de la misère de l'autre.
Commentaire n°5 posté par Houria le 10/12/2008 à 21h50
Philippe Sarre démissionne de son poste de conseiller général. C’est le moment de nous montrer que vous êtes les meilleurs et les plus forts ! ! ! Allez donc tester votre popularité et votre savoir-faire dans le canton nord-ouest. Ce n’est pas un canton difficile. Allez Caroline COBLENZ. Encore mieux, allez Alain AUBERT ! Si vous perdez vous n’aurez cas déposer une réclamation sous prétexte que l ‘élection était truquée ! ! !
Commentaire n°6 posté par gérard le 11/12/2008 à 18h39
Gérard, vous commenciez à nous manquer.
Commentaire n°7 posté par sonia le 11/12/2008 à 19h46
allez Gérard le donneur de leçon, vous devez vous présenter aux cantonales si c'est aussi facile. Comme ça on verra votre popularité et votre vrai visage. Il ne suufit pas de faire des discours, il faut passer à l'action. Bon courage !............
Commentaire n°8 posté par petit louis le 12/12/2008 à 11h59
Gerard nous manque effectivement quand il n'est pas là. Mais dès qu'on le lit étrangement ce manque disparait...
Commentaire n°9 posté par Jeunes UMP Colombes le 12/12/2008 à 13h05
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