Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 20:42
LE LOGEMENT (1/2)

 Abordons maintenant l'épineuse question du logement. C'est un véritable point de discorde entre la gauche et la droite, que nous pensons être révélateur de toute une idéologie.


 La France traverse actuellement, comme tout le monde le sait, une véritable crise du logement, notamment en Région Parisienne, où les prix de l'immobilier ont explosé ces dix dernières années. Revenons donc un peu en arrière, et observons quelles étaient les propositions relatives au logement des deux candidats du deuxième tour à la dernière élection présidentielle. Madame Royal, comme mesure phare de sa politique de logement, envisageait de faire construire près de 120 000 logements sociaux par année. Monsieur Sarkozy proposait, quant à lui, une réduction fiscale pour les ménages désirant emprunter pour acheter une résidence principale.


 
 A première vue, on serait plus tenté d'opter pour la première solution. Vu les prix de l'immobilier, peu de personnes ont les moyens d'acheter un appartement ou une maison. Le logement social, proposant des logements locatifs à prix accessibles, apparaît ainsi comme une bonne alternative. Il permettrait aux plus faibles de se loger dans des habitations décentes et à des prix abordables. Seulement, une politique axée sur le logement social à trop grande ampleur est, à la manière du social en général, contre-productive.


 Analysons les villes qui possèdent une grande partie de logements sociaux (supérieure à 40%). Généralement il est vrai que ce sont des villes dirigées par des municipalités de gauche. Seulement, ces villes, en ayant multiplié le parc social, ont transformé leurs quartiers « populaires » en véritables ghettos sociaux. On y a regroupé les familles aux revenus modestes et rencontrant les pires difficultés sur le plan social, ce qui a eu pour résultat pour ces familles, coupées des classes moyennes, d'être condamnées à vivre dans des quartiers en périphérie des villes.


 Il est sociologiquement démontré que la concentration de populations aux revenus modestes, de personnes au chômage conduit à la ghéttoïsation des banlieues et rend encore plus improbable la possibilité d'ascencion sociale. Pour preuve, regardons les statistiques des zones urbaines sensibles (ZUS), ces zones où sont généralement concentrés un grand nombre de logements sociaux. Le nombre de chômeurs parmi la population active de ces quartiers est dans beaucoup de cas le double de la moyenne nationale, le chômage atteint jusqu'à 50% chez les jeunes. Le nombre de jeunes qui obtiennent des emplois de cadre ou des postes à responsabilité est quasi négligeable comparé à des villes plus « huppées », la délinquance explose...

 Ces quartiers sont de plus de véritables poudrières qui peuvent exploser à la moindre étincelle, comme ce fut le cas à Clichy sous Bois en 2005, avec les émeutes qui ont fait suite à la mort tragique de deux enfants dans un transformateur électrique, ou à Villiers le Bel en 2007. Ne faisons pas de polémique sur la mort de ces jeunes, mais force est de constater que ces quartiers peuvent, comme on l'a vu, exploser au moindre incident.


 A cela s'ajoute que ces quartiers sont dans beaucoup de cas insalubres, victimes de dégradations diverses (vitres cassées, murs taggés, ascenceurs toujours en panne...) et de délaissement de la part des services sociaux.


 Les premiers à souffrir de cette situation sont les habitants des quartiers eux-mêmes, qui sont condamnés malgré eux à vivre dans de telles situations, avec tous les inconvénients que cela implique (réussite scolaire très difficile, discriminations en tous genres...). Il n'est moralement pas permis de laisser des populations entières vivre dans de telles conditions, il en va de la dignité humaine.


 Pourquoi ces habitations sont elles délaissées par les pouvois publics? Les raisons à cela sont multiples. La première d'entre elles, et surement la principale, est le manque de moyens pour entretenir les logements sociaux. En effet qui dit logement social dit revenus modérés des habitants voire absence de revenus (et donc des rentrées d'argent moins élevées que les coûts réels d'entretien pour les organismes de gestion), ce qui entraine inéluctablement un manque de rentabilité. Ainsi, les organismes gérant les logements sociaux devant faire face aux entretiens des immeubles et aux différents travaux n'ont tout simplement pas les moyens financiers d'entretenir convenablement ces habitations. Ainsi, certaines d'entre elles sont laissées à l'abandon. De plus, dans ces quartiers les statistiques de la délinquance explosent, ce qui a tendance à dissuader le service public de s'y implanter...

Par Jeunes Pop de Colombes - Publié dans : National
Ecrire un commentaire - - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés