LES DISCRIMINATIONS (1/2)
La lutte contre le racisme fut pendant longtemps le monopôle de la gauche. Il est vrai que la gauche a, dès le début des années 80, mis l'accent sur le racisme et les discriminations dans la société française. On se rappelle de la Marche des Beurs et de la fondation de SOS Racisme. Mais au delà des discours et de ces mesures symboliques, penchons nous ici un peu plus sur la question.
Rappellons que la gauche a souvent prôné un discours d'ouverture vers les jeunes dont les parents sont issus de l'immigration, mais dans les faits que s'est il passé? Absolument rien, le vide. SOS Racisme (qui est d'ailleurs un magnifique satellite socialiste) a surtout été entendue pour ses procès contre les surveillants de boîtes de nuit pour ne pas avoir laissé Karim et Mounir danser, alors que les plus graves discriminations concernaient l'emploi, le logement et l'accès aux formations d'excellence. Aveuglés par ces discriminations, certes totalement condamnables, la gauche, une fois de plus, s'est intéressée aux discriminations non pas les moins graves, mais disons les moins conséquentes au lieu de se concentrer sur ce qui causait le plus de dégats.
Ainsi au delà des discours, très peu d'actes ont suivi. En politique notamment. Entre 1997 et 2002 les socialistes et leurs amis étaient au pouvoir. Quel poste à responsabilité a été confié à un français dont les parents sont immigrés? Aucun. Qui ont ils nommé pour donner un signe fort de l'intégration de ces français à part entière? Aucun. Lorsqu'on interroge la gauche sur cela, on nous répond que c'était une erreur, un oubli... Non ce n'est pas un oubli, cela reflète une réalité, celle là même que nous avons mentionné plus haut, à savoir qu'à gauche on ne s'intéresse pas à « élitiser » les personnalités issues de l'immigration.
De l'autre coté de l'échiquier politique, à l'inverse, on parle moins mais on agit plus. Qui a nommé pour la première fois en France une personnalité issue de l'immigration à la tête de la Justice française? Qui a donné ce Ministère régalien à une française fille d'immigrés? Nicolas Sarkory a mis la gauche à terre sur ce sujet, car il a accomplit dès son arrivée à l'Elysée ce dont la gauche parlait depuis près de vingt cinq ans. Il a en effet nommé Rachida Dati, fille d'immigrés algériens et marocains au poste de Garde des Sceaux Ministre de la Justice, poste hautement symbolique, ainsi que Rama Yade au poste de Secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme. Elles avaient été précédées, sous les gouvernements Raffarin et De Villepin, de Tokia Saifi, Hamlaoui Mekachera et Azouz Begag.
On nous dira que ces nominations sont des mesures de communication, de la « com ». Mais dans ce cas, que faire? Car si Nicolas Sarkozy n'avait pas introduit de diversité dans le gouvernement on lui aurait reproché d'une part de faire le jeu du Front National, et d'autre part, de faire des actions qui contredisent son discours, et quand il le fait on dit que c'est de la publicité. Dans tous les cas il est perdant. D'autant plus que ces mesures sont intervenues plusieurs mois après la nomination par ce même Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur, d'Aïssa Dermouche, dit premier « Préfet Musulman de France ». Ainsi donc la volonté de Nicolas Sarkozy de promouvoir la diversité n'est pas un coup médiatique, mais l'expression d'une profonde conviction qu'en France peut réussir toute personne qui en possède les capacités, et ce indépendamment de sa race, son origine ou sa condition sociale.
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