Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 20:35

 LES DISCRIMINATIONS (2/2)


 D'ailleurs même au Parti Socialiste, on a tenté suite à ce que certains ont appelé l'effet « Rachida Dati » de promouvoir des personnalités issues de l'immigration. Tentative mise à mal par les vieux cadres du PS, qui, selon les propos de Faouzi Lamdaoui le Secrétaire National du PS à l'Egalité, demeurent frileux face aux militants issus de l'immigration. Cela montre la totale incohérence de leur discours., car on parle de diversité mais dès qu'il s'agit de la mettre en oeuvre il n'y a plus personne.

 A droite non plus certes tout n'est pas parfait. Il y a aussi également et malheureusement des mentalités à changer et cela se fera de manière progressive. Mais cette question montre que l'action en vue de promouvoir la diversité est du côté de ceux qui en parlent le moins et préfèrent agir.

 D'ailleurs, n'est-ce pas Nicolas Sarkozy qui a remis en avant la notion de discrimination positive? Rappelons que cette dernière consiste, selon les mots du Chef de l'Etat, à donner plus à ceux qui ont moins. Ce qui signifie mener une politique dirigée vers les catégories sociales les plus défavorisées en vue d'abolir les inégalités qui existent sur notre territoire, notamment dans les quartiers. Les socialistes se sont insurgés contre ce principe, le trouvant inacceptable, contraire à l'esprit de la République et à ses valeurs d'égalité... Ils ont seulement oublié qu'ils ont eux-mêmes appliqué le principe de discrimination positive avec la loi sur la parité de 2000 (pour favoriser l'accès des femmes à certains mandats électifs notamment), et que d'autres mesures de ce genre ont été adoptées pour favoriser par exemple l'accès des personnes handicapées à l'emploi. Ces lois n'ont pas semblé susciter de colère chez les dirigeants de la gauche, estimant que tout ce qui pouvait réduire les discriminations était positif. On s'étonnera donc de leur réaction aux propositions de Nicolas Sarkozy.

 Alors, pourquoi la gauche s'oppose t-elle à l'application pour les quartiers de ce qu'elle même a appliqué pour les femmes? Premièrement, parce qu'avec une telle proposition la gauche perdrait son supposé monopôle de l'action envers les quartiers défavorisés et ses habitants. Ayant vu Nicolas Sarkozy partir à l'assaut des électeurs de banlieue, il fallait réagir et tenter par tous les moyens de repousser ses idées, quitte à se trouver en pleine contradiction avec les discours antérieurs. Deuxièmement, on en revient à ce que nous avons dit précedemment, il n'est pas dans l'intérêt de la gauche d'élitiser les jeunes de banlieue, et cela pour d'évidentes raisons électorales.

 Les Français issus de l'immigration notamment ont trop longtemps été trompés par le discours compatissant de la gauche, pensant trouver dans ces formations politiques une élite proche d'eux qui leur apporterai des solutions. Il n'en a rien été. Et pourtant, de façon tout à fait spectaculaire, la gauche maintient la popularité dans cet important électorat alors que celui-ci n'a rien eu en retour. Et le plus surprenant c'est qu'un grand nombre d'individus dans cette population est absolument insensible aux efforts de Nicolas Sarkozy en vue de les intégrer et les mener à la réussite sociale.

Par Jeunes Pop de Colombes - Publié dans : Sujets divers
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