Ces deux termes semblent farouchement incompatibles. Traditionnellement, la jeunesse semble acquise à la gauche. Est-ce toujours vrai ?
Nous vivons dans la société de la bien-pensance par excellence. Télévision, radio, musique, cinéma, c’est la valse des lieux communs et des bons sentiments, autrement dit notre génération semble baigner dans un discours éminemment flou, flatteur et gauchisant. Concrètement 96% des journalistes se déclarent de gauche et il y a encore peu, annoncer publiquement son soutien à un parti politique de droite pour un artiste ou un sportif était passible de lynchage médiatique. Ajoutons à cela un peu de sentimentalisme et d’indignations en tout genre. Résultat : tout est politisé et plus rien n’est politique. Se gaussant de sa soi-disant tolérance, cette élite médiatique s’oppose systématiquement aux idées qui ne sont pas siennes et agite frénétiquement les spectres du fascisme, de l’homophobie ou de la misogynie dès qu’une opinion sensiblement différente s’exprime, un grand classique…
Dictature de la pensée unique ? Qu’en pensent les jeunes alors que cette pseudo intelligentsia prétend non seulement défendre leurs droits mais pense également incarner leurs valeurs ?
Les jeunes citoyens ne sont pas rentrés dans la danse médiocre du politiquement correcte. Paradoxalement, ce sont sans doute eux les plus cyniques. Sans doute lassée de cette langue de bois redondante, la jeunesse a déserté les formes de média traditionnelles pour s’emparer d’internet. Forums, groupes Facebook, blogs, la liberté d’expression respire enfin. La bien-pensance pensait avoir le monopole de la jeunesse, c’était finalement bien mal la connaître. Sarcasmes, pamphlets, parodies et montages vidéos ne l'épargnent pas, bien au contraire. Sans doute blasée d'avoir été trop longtemps considérée comme passive, naïve et bon publique, critiques et railleries vont bon train sur internet et cela quel que soit le bord politique. Ca bouge enfin. Certains tabous sociétaux volent en éclat, de nouveaux phénomènes socioculturels de masse se manifestent et plus spectaculaire encore, la jeunesse de droite, décomplexée, commence à se faire entendre.
Être jeune et de droite ce n’est ni les Ligues factieuses de l’entre deux guerres, ni les divers mouvements de jeunesse de Vichy, Poujade et autres exotismes de tout poil… Arrêter de se raconter des histoires et réformer pour l’avenir, voilà son ambition. Petit à petit, l'idée d'une jeunesse monopolisée par la gauche s'efface, certains intellectuels "de droite", Eric Zemmour par exemple, ont une popularité croissante. Plus qu'avoir délaissé les "idéaux" de gauche, nos jeunes citoyens se disent que la droite "ce n'est peut-être pas si mal". La diabolisation a fait son temps. Désolé Mesdames et Messieurs les éléphants, les dinosaures ou autres vêtustetés, la jeunesse peut penser par elle-même de temps en temps, non ? Peut-être même que "la révolution porte plus à droite", Benjamin Lancar, Président des Jeunes Pop. En effet, à entendre toujours le même discours depuis plus de vingt ans, à voir toujours les mêmes femmes et hommes politiques depuis parfois plus longtemps, on se pose la question. Et quand ces mêmes personnes prétendent représenter la jeunesse... Ce n'est cependant pas une question d'âge, certains jeunes sont si vieux et certains vieux sont si jeunes.
Mais si les choses changent, que dire alors des blocages lycéens et étudiants en ce milieu d'année 2009 si ce n'est qu'une année de plus ils ont été nombreux ? Deux choses, que le gouvernement a tenu et que cela n'est que le fait d'une minorité. La majorité, silencieuse même chez les jeunes, ne désire qu'une chose : la reprise du travail.
T.M
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