Mardi 8 décembre 2009
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Le mercredi est le jour des enfants, il a été aussi celui d’une vingtaine de collégiens qui ont
procédé à un tabassage en règle en plein centre ville, sous les regards médusés des automobilistes et de leurs familles qui ont assisté à la scène.
Mercredi 25 novembre, devant les étalages du fleuriste « Le Parvis Fleuri », nous avons
pu assister à un règlement de compte entre collégiens : venus d’on ne sait ou, par petits groupes, une vingtaine de jeunes gens, certains la tête dissimulée sous les cagoules de leurs
vêtements, se sont précipités sur un individu et l’ont tabassé, car il n’y a pas d’autre mot.
La scène a duré près de cinq minutes qui ont du paraître particulièrement longues à la victime qui
a reçu des coups d’une rare violence, coups de pieds, coups de poings, mais espérons-le, pas plus.
Les témoins de la scène ont voulu s’interposer avant que la Police Municipale et la Police
Nationale, de même que les agents de la RATP ne puissent intervenir, provoquant la dispersion du groupe … et la disparition de sa victime !
Circulez, il n’y a rien à voir.
Interrogée, la Police Municipale a confirmé que les caméras de vidéo-protection ont pu suivre
certains des agresseurs avant de les perdre là ou elle n’est plus implantée.
Plusieurs remarques viennent donc à l’esprit :
Tout d’abord, la confluence des jeunes gens vers le lieu de l’agression peut faire penser à un
règlement de compte programmé, à tout le moins, le téléphone portable a du fonctionner à plein pour leur permettre de se rejoindre. Il s’agit donc bien là d’un acte délibéré et
organisé.
Par ailleurs, il ne s’est pas agit d’un affrontement entre bandes rivales, colombiennes ou non,
mais semble t’il, de sources policières, de jeunes colombiens.
Ensuite, comment peut-on accepter qu’en centre ville, comme dans n’importe quel autre quartier de
la ville car il ne peut y avoir de zone de non-droit, des individus en nombre procèdent à un tabassage en règle, qu’il s’agisse d’un des leurs, victime d’un jeu malsain, ou d’un passant. Demain,
qui ?
Le récent débat sur la vidéo-protection qui a pu gêner la majorité municipale tant son utilité
était démontrée, rappelle aussi qu’elle est insuffisante sur Colombes et qu’elle doit s’accompagner de personnels sur le terrain, tant pour la prévention que la répression, et d’un vrai travail
avec les enseignants et les personnels des collèges pour prévenir l’éclatement de ces violences.
Il est souhaitable que l’enquête, qui ne manquera pas d’avoir lieu, permette d’identifier quelques
uns des acteurs de cette triste dégradation de notre environnement urbain, et peut-on l’espérer, la victime qui n’a pas demandé son reste mais qui risque bien de voir revenir vers lui une
vingtaine de camarades pleins de bons sentiments.
OM
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